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10 janvier 2017

Chronique : Même les belles lumières s’éteignent

Classé dans : Chroniques,Éditions Chiado — Clarisse @ 15 h 09 min

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Titre : Même les belles lumières s’éteignent
Auteur : Ignace Embvani
Date de sortie : Octobre 2016
Thèmes : Clandestinité, racisme, voyage
Prix : 19€ Format Broché
Maison d’édition : Chiado, collection voyage dans la fiction
Note : 7/10

Résumé :

« Même les belles lumières s’éteignent » ou Le voyage sans retour d’un étudiant Noir qui établit une véritable osmose entre le réel et l’imaginaire est aussi l’histoire d’un destin brisé, celui d’un jeune génie à qui la vie avait fait don de ce qu’elle avait de plus fertile. Après avoir vacillé entre certitudes et désillusions, entre fidélité à des idéaux et déceptions, Jimmy qu’une odyssée a conduit depuis le Congo, vers la Bulgarie, avant d’échouer sur les rives de la Seine à Paris, avait traversé le temps, – le sien -, avec le sentiment de n’avoir pas su apporter à sa mère le trophée que celle-ci attendait de son fils.

Tour à tour, étudiant ingénieux, guitariste talentueux, chanteur émérite et parfois tout cela à la fois, le jeune homme avait entrepris un long voyage fait de découvertes et de succès, presque jamais d’échecs. Celui qui n’avait jamais su donner un sens à l’amour, dans sa relations aux femmes, avait vécu de nombreuses expériences riches d’enseignements, – dans des pays idéologiquement aux antipodes les uns des autres – où les propagandes institutionnelles avaient souvent conditionné le citoyen, l’empêchant de percer le secret de ce que le jour reprochait à la nuit, et réciproquement.

Dans l’immensité d’une vie tumultueuse et insondable, réussissant à reconstruire un itinéraire qu’il avait dans un premier temps, involontairement détricoté, il restera dans la mémoire collective de tous ceux qui l’ont connu puis idolâtré, celui qui a gagné toutes les batailles de sa vie. Mais avait-il pourtant triomphé de la plus noble de toutes les guerres, celle qu’un jeune « soldat » noir se doit de gagner pour partager son bonheur avec les siens ?»

Mon avis :

Nous sommes en 1976 lorsque Jean Gambara alias Jimmy, un brillant étudiant congolais, quitte son pays natal pour la Bulgarie où il compte obtenir avec les honneurs son diplôme d’ingénieur en électronique.

Arrivé fraîchement dans le pays, le jeune homme déchante : bien qu’il soit doué, il a des problèmes d’intégration. Les persécutions à cause de sa couleur de peau seront des barrières pour sa vraie réussite, il vivra un long parcours semé d’embûches au cours duquel il devra se battre et ne compter que sur son intelligence pour atteindre son but ultime.

Un roman très bien travaillé où se mêlent plusieurs sujets importants de l’Histoire. L’auteur a d’abord touché un sujet très épineux qu’est le racisme dans les années 70. Il nous explique que les autorités ne bougeaient pas le petit doigt pour prendre position aux côtés de ces étudiants de couleur, ils préféraient fermer les yeux sur tous ces actes de brutalité envers les étrangers.

En plus de ce sujet, l’auteur nous expose en même temps que l’on suit la vie de Jimmy (ses envies, ses espoirs et sa ténacité) et de certains de ses compatriotes, les difficultés qu’ont les étrangers à vivre dans un autre pays que le leur, que ce soit pour trouver un logement ou accéder à des droits légitimes. Ils ont du courage pour essayer d’obtenir ce qui leur revient de droit en travaillant d’arrache-pied.

Un roman bouleversant qui m’a embarquée lentement, j’ai apprécié ma lecture qui donne à réfléchir sur plusieurs thèmes qui font partie de notre Histoire passée et présente.

Merci aux éditions Chiado pour ce service presse.

#C

25 octobre 2016

Chronique : Le Chapelet des Capsules

Classé dans : Chroniques,Éditions Chiado — Clarisse @ 13 h 53 min

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Titre : Le Chapelet des Capsules
Auteur : Stanley Nagel
Date de sortie : 1 octobre 2015
Thème : poésie
Prix : 10€ Format Broché
Maison d’édition : Chiado
Note : 3/10

Résumé :

Ecriture folk. Lebowski Attitude.
Anarchie Zappée. Pétrole Humour.
Laissez-vous bénir par ces mots désaccordés.
Parions une phrase ensemble :
Devenez Belge une heure de lecture poétique.

Mon avis :

 Je suis loin d’avoir une âme de poétesse, les poèmes ont toujours été une partie de souffrance dans mes années d’études (rappelez-vous quand vous passiez au tableau devant la classe entière et que vous aviez oublié la moitié du texte puis vous aviez une mauvaise note). Enfin voilà, j’y vais plus qu’à reculons au démarrage de cette lecture qui m’a accompagnée plus d’une heure sur la route pendant un week-end loin des terres Normandes.

Découpé en quatre catégories (vague, capsule, bruit et méditation), ce recueil ne m’a pas le moins du monde convaincue.

Certains poèmes sont bien, je les ai lus avec attention. Ceux portant sur le sujet de la disparation tragique de la mère de l’auteur m’ont touchée. On y voit les malheurs qu’il a dû traverser, couchés sur papier de façon assez brouillonne.

D’autres poèmes sont illisibles et incompréhensibles tant les significations de plusieurs vers ne sont pas coordonnées, et je me suis noyée avec l’auteur dans ses vagues d’alcoolisme.

Ce recueil de poèmes avec différents sujets est pour moi peu abouti par instants, une partie m’a même paru inintéressante. Je ressors de cette lecture avec la confirmation que la poésie et moi faisons définitivement deux.

Merci aux éditions Chiado pour ce service presse.

#C 

Chronique : Les Paradis du Fou

Classé dans : Chroniques,Éditions Chiado — Clarisse @ 7 h 14 min

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Titre : Les Paradis du Fou
Auteur : Muriel Roland Darcourt
Date de sortie : juin 2011
Thèmes : Au-delà, folie, Humour noir
Prix : 14€ Format Broché
Maison d’édition : Chiado, collection Voyages dans la Fiction
Note : 3,5/10

Résumé :

 » Les Paradis du Fou  » , ou les élucubrations d’un type, Lazare Verne, qui vient d’apprendre sa mort prochaine. Gonflé de rage quant à sa condition de défunt imminent à laquelle il n’est pas préparé et qu’il a du mal à accepter, il décide de tout quitter pour aller mourir ailleurs, sur une autre planète, et il va en découvrir plusieurs. Des qui n’existent pas. Des qu’il imagine. Des qui sont bel et bien réelles. Enfin tout ça, tout ce qu’on croit connaître, ce qu’on avait envisagé, ce qu’on avait cru possible, ce qu’on nous avait enseigné et qui se révèle être autrement, au-delà de toute logique humaine, aux confins de l’espace ou juste à portée de nous à l’intérieur de notre propre cerveau.

Mon avis :

Lazare Verne vit une vie sans complication jusqu’au jour où il apprend que sa vie va s’arrêter dans quelques mois à cause de la maladie, une maladie incurable qui le pousse chaque jour un peu plus dans la tombe. Décidé à mourir loin de tout, il part où sera sa dernière demeure, ça il n’en a encore aucune idée.

J’ai débuté ma lecture avec un énorme a priori, redoutant de tomber dans un livre complètement déstabilisant avec beaucoup trop de science-fiction, ce qui n’est pas ma tasse de thé en grosse dose s’il n’y a pas de romance.

On en apprend peu sur Lazare qui part presque en guerre contre les autres êtres vivants depuis la fatalité qui lui est tombé dessus. Il divague en affabulation sans que j’arrive à distinguer la vérité des mensonges.
De plus, l’auteur nous ballote entre monde réel et imaginaire, me perdant bon nombre de fois.

Un livre insolite découpé en plusieurs petits chapitres qui narrent chaque nouvelle divagation de son héros passant par des folies parfois perturbatrices. Malgré tout, l’auteur a une plume limpide, on a envie de savoir ce que Lazare nous réserve les pages suivantes.

Néanmoins, tout s’enchaîne très vite, ce que je trouve dommage. Je n’ai pas eu le temps d’avoir la moindre considération pour Lazare qui est à mes yeux un être aigri rongé par une horrible folie destructrice.

Merci aux éditions Chiado pour ce service presse.

#C 

 

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