Nos lectures, nos passions

Découvrez toutes les lectures et nos passions

8 octobre 2016

Chronique : Le Caméléon de Angela Behelle

Classé dans : Chroniques,Éditions Pygmalion,Partenaires — Emilie @ 9 h 39 min

image1 (2)

 

 

Titre : Le caméléon

Auteur : Angela Behelle

Date de sortie : 7 Septembre 2016

Prix : 16€ en format broché

Maison d’édition : Pygmalion

Note : 6/10 & 4,5/10

 

Résumé : 

Et si les hommes étaient d’extraordinaires caméléons du sentiment ?Les garçons croient-ils aux contes de fées ?Drôle de question !Surtout quand ils approchent la trentaine, ressemblent à des anges au corps sublime, gagnent bien leur vie grâce à un travail qui les éclate, conduisent des voitures de luxe, ont un appartement de rêve, des copains à la pelle et une petite amie qui recueille les suffrages de leur famille tout en flattant leur orgueil.Franchement, à quoi ça servirait de verser dans des fariboles de ce genre ?Un train entre Lille et Paris n’a rien d’un carrosse, un appartement parisien, rien d’un palais, et une clé USB, rien d’une baguette magique.

 

 Avis :

 

Tout commence dans un train. Quelques petits jeux de regard entre Mathias et Alex.

Mathias est un jeune trentenaire, issu d’une famille noble, il vit une vie toute tracée. De l’argent, un travail qu’il aime, une voiture de luxe, un bel appartement et une petite amie à son image. Sa rencontre avec Alex va néanmoins bousculer toutes ces certitudes.

Mathias est un personnage attachant, mais qui manque cruellement de passion, d’impulsivité. J’ai eu du mal à le suivre dans ses choix et ses manières d’agir. Il a ce côté qu’on aime, tendre, attentionné. Mais là, sur le coup, c’est un peu guimauve. Alex, quant à elle, reste assez mystérieuse. Elle est entourée d’une bande d’amis très soudée. Elle est indépendante et tiens à faire sa place elle-même. 

L’histoire est narrée du point de vue de Mathias, avec quelques chapitres du point de vue d’Alex, mais cela reste insuffisant pour nous aider à savoir ce qu’elle ressent et à la connaître plus.

Ils vont donc vivre une histoire que je qualifierais de gentillette. Mathias se met sans cesse dans des situations délicates, mon petit côté sadique attendait juste que ça lui explose au visage, mais ce n’est malheureusement pas arrivé.

Il y avait pour moi trop de longueur, j’aurais aimé plus de relief, de rebondissements. Je suis même prête à sacrifier certains passages pour rallonger l’épilogue qui est vraiment trop court. 

J’avais fait la connaissance de la plume d’Angela avec Voisin Voisine et Au bonheur de ces dames, qui m’avaient totalement charmé.

Mais ici même si c’est avec plaisir que j’ai retrouvé la plume d’Angela, l’histoire en elle-même manquait de mordant. 

Le concept en lui-même est vraiment bien, mais il m’a manqué l’étincelle.

En bref je dirais que c’est une belle lecture, avec de très bonne base, mais qui manque cruellement de passion et d’énergie. Un bon moment de lecture, mais je m’attendais à être plus transporté que cela.

Je remercie Sarah des éditions Pygmalion pour l’envoi de ce service presse

 

#Milie

Mon avis :

Et si l’idéal masculin n’était qu’un faux ?

Nous devions être dans un conte de fée moderne d’après le résumé énigmatique et la couverture représentant une chaussure dans le thème Cendrillon. Je ne vois pas où se trouve le lien féerique, sauf si le prince charmant n’a que le prestige sans les agissements qui vont de pair.

Pourtant, le concept de départ était intéressant. Un homme qui rencontre une inconnue dans un train, ils ont la même destination et s’échangent des oeillades, ce qui prouve que l’attirance est réciproque. On sent des petites étincelles entre eux, ça crépite… On est mis d’emblée dans le roman et ça, j’adore.

L’homme, le narrateur quasi exclusif, est  Mathias Courvol. À 29 ans, il est riche et détenteur d’un titre aristocracique « dû à ses gênes ». Ne vous arrêtez pas à ces détails singuliers. Dans le milieu de la haute société, il a un charme anglais dévastateur qui avait fonctionné sur moi autant que sur Alexandra
Dambret l’inconnue du train, une journaliste talentueuse et auteur en devenir à seulement 25 ans.

Jusqu’à leur première rencontre, tout était parfait mais à la deuxième qui fut un concours de circonstances très poussé, il a fallu que l’auteur fasse s’emballer les événements. Dès lors, j’ai été très déçue par le comportement sans gêne de Mathias, dont j’avais dû mal comprendre le second intérêt car c’est clair qu’il faisait tout pour gagner la possibilité d’approcher de près Alexandra, elle le fascinait.

Mais de là à monter de toutes pièces ses mensonges, ça m’a fait grincer des dents, je ne m’attendais pas à ça. Ce que je trouve le plus drôle dans le stratagème culotté de Mathias, c’est que son frère approuve et l’aide même à mettre certains détails en valeur.
Néanmoins, pour moi tout ce qu’il disait n’était que de la poudre aux yeux pour faire succomber Alex. Une supercherie tordue que je ne cautionne pas trop, je ne vois pas comment on peut se rapprocher d’une personne en lui mentant droit dans les yeux sans scrupules avec comme motif que cela soit pour son « bien ». Il aurait dû privilégier l’honnêteté.

Pourtant, j’ai compris après pourquoi l’auteur avait décidé de mettre en scène cette idée. C’était simplement à cause des opinions préconçues d’Alexandra qui est pourtant une personne très ouverte d’esprit sur d’autres sujets. Si l’auteur n’avait pas mis cette solution en place, je crois que Mathias aurait râmé un bon moment avant de pouvoir juste dire bonjour à la jeune femme sans qu’elle lui claque la porte au nez.

Dotée d’une plume que j’affectionne beaucoup, Angela Behelle a clairement changé de style dans ce roman. Je l’ai connue avec sa célèbre série La société,  puis avec son roman Voisin, voisine, qui lui m’avait valu un presque coup de ♥ il y a de cela quelques mois. Dans le Caméléon, on dit adieu au monde de l’érotisme complété par des notes de SM ou à une romance passionnée qui entrave tous les interdits. Elle a pris un virage à 360 °, ça me fait bizarre de ne pas retrouver toutes les folies qu’invente l’auteur pour faire monter la température du lecteur.

J’ai eu du mal à me laisser porter par l’histoire, pas assez pimentée à mon goût, voire fade et traînante à certains passages. Les personnages ne m’ont pas autant touchée comme je l’espérais. je referme ce roman avec un ressenti mitigé approchant de la déception.

Merci aux éditions Pygmalion pour ce service presse.

#C

Laisser un commentaire

 

Adopte Une Charlotte Du Swag |
Thebookslover |
Jipsie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les Poésies De Manuelle Ave...
| Espriterrant
| Nuage de textes